Cet article d’id21 sur la santé, souligne comment la libéralisation des marchés de la santé a affecté la capacité de la Tanzanie à traiter le paludisme. Depuis 1970, les décès causés par le paludisme en Afrique Subsaharienne ont augmenté, en partie parce que la maladie tend à résister aux médicaments. Pendant la même période, la politique du secteur de la santé a changé, en se concentrant sur l’approvisionnement du secteur privé et sur le financement des soins de santé. Faisant partie de l'initiative ‘Roll Back Malaria lancée par l'organisation mondiale de la santé en 1998, quatre études de cas de pays ont été commandées. Celles-ci ont été conçues pour approfondir les connaissances et pour soutenir les décideurs politiques à développer des réponses efficaces à la maladie. Ce rapport se concentre sur les résultats et les implications de l'étude du cas de la Tanzanie.
L'étude estime les frais pour le contrôle et le traitement du paludisme au niveau national, et fait la distinction entre les différentes sources (gouvernement, bailleur de fonds ou secteur privé) et les différents types de dépenses (traitement ou prévention). Elle évalue alors si le niveau et la répartition des ressources dans la lutte contre le paludisme sont optimaux, et présente l'impact probable des réformes de santé sur le traitement et l'incidence du paludisme. Les résultats confirment que le paludisme représente une maladie importante et un fardeau économique pour la Tanzanie. La prédominance du traitement privé et non-officiel ainsi que de l'achat privé de médicaments représente un défi pour les décideurs politiques.